5 dic. 2008

20 minutos con Rodrigo Rey Rosa y Alan Mills, en Radio France Internacional

Puente de las Artes- RADIO FRANCE INTERNATIONALE

"Belles étrangères": escritores de Guatemala

por Escarlata Sánchez

Rodrigo Rey Rosa(© J. Sassier-Gallimard)

Rodrigo Rey Rosa
(© J. Sassier-Gallimard)

Dos escritores guatemaltecos de dos generaciones diferentes: uno es el narrador Rodrigo-Rey-Rosa, nacido en 1958 en Ciudad de Guatemala, en un medio acomodado, y el otro, Alan Mills, nacido en 1979, en un barrio popular de esa misma ciudad. El primero es autor de El cojo bueno, Que me maten si…, Ningún lugar sagrado, La orilla africana y otros libros de cuentos y novelas. El segundo ha publicado los poemarios Marca de agua, Testamento futuro y Síncopes. Ambos participaron en el festival literario francés Belles étrangères (Bellas letras extranjeras), ambos son viajeros impenitentes.

Rodrigo Rey Rosa empezó a escribir durante su “adolescencia tardía”, cuando empezó a viajar solo. “Me puse a leer y a escribir también. Descubrí a Borges, pero no me planteaba la posibilidad de ser escritor". Alan Mills, dice, por su parte: “yo nunca quise ser escritor. Empecé a escribir recién hace cinco años. Antes sólo escribí canciones para una bandita de rock que nunca funcionó".

El autor de La orilla africana, novela recientemente publicada en francés por las ediciones Gallimard, ha vivido en Tánger, Marruecos, donde se vinculó con el escritor estadounidense Paul Bowles, como también en Nueva York y la India. “El movimiento físico me causa cierta euforia y me pone en un estado propicio para escribir. Moverse no importa donde, hacia otro lugar”, dice. Sin embargo, pese a que ha vivido mucho tiempo en el extranjero, Guatemala está muy presente en su obra y ahora en su vida cotidiana, ya que desde 1997 ha vuelto “de a pocos”. “Cuando me fui, el país estaba en guerra, cuando volví se estaba a punto de firmar la paz. Han cambiado las reglas del juego, pero eso se ha ido al traste porque los acuerdos de paz han sido completamente violados".

Alan Mills

Alan Mills (© Paula Morales)

El autor de Síncopes, Alan Mills, que vive actualmente en São Paulo, Brasil, tiene a menudo presente a Guatemala en su poesía. “No tengo una mirada optimista del país pero, al mismo tiempo, pienso que esa devastación que estamos viviendo, esa desolación de la posguerra, ese carnaval grotesco que me ha tocado presenciar significa que eso nos puede dar un país bastante más complejo y una utopía más real. Hay que intentar aprender de la memoria. La lucha debe ser crear caminos hacia la vida".

PARA ESCUCHAR, CLIC AQUÍ:

Entrevistados: los escritores guatemaltecos Rodrigo Rey Rosa y Alan Mills, invitados por el festival literario francés Belles étrangères.

29 nov. 2008

Alan Mills à Lire: le magazine littéraire

Il n'est pas besoin d'attendre les années pour imposer sa prose. A trente ans á peine, Alan Mills est ainsi considéré au Guatemala comme l'un des plus grands poètes nationaux (attention à ne pas le confondre avec ses deux homonymes célèbres, l'un chanteur folk, l'autre joueur de tennis!). Cet écrivain, qui écume les festivals tout autour du monde, a notamment publié le recueil Testamentofuturo, composé de textes parus entre 2002 et 2005 au Guatemala et au Mexique, tels que Les noms ocultes, Signe d'eau et Poèmes sensibles. En 2007, il publie Síncopes.

Lire: le magazine littéraire. Novembre, 2008.



(syncope vi

je pourrais crier boire de ton sang que tu me laisses maman elle devient je crois que je pourrais crier que tu me laisses maman boire de ton je pourrais je crois elle devient crier folle que tu me laisses ton sang boire maman elle folle devient je pourrais crier que tu me laisses boire de ton sang folle devient elle maman je crois que maman pourrait boire de ton sang elle devient folle je pourrais crier boire crier boire de ton maman crier de ton sang je crois que je pourrais maman que tu me laisses boire maman ton sang maman je pourrais crier elle devient folle je pourrais boire boire ton sang boire ton sang folle folle maman ton sang devient je pourrais folle que tu me laisses folle que tu me laisses folle que tu me laisses)

Syncopes, fragment: traduit de l'espagnol par Alba-Marina Escalón

24 nov. 2008

Etranges lectures: avec Rodrigo Rey Rosa à Périgueux

Dans le cadre d’Etranges lectures à Périgueux, on a passé une soirée exceptionelle à la Bibliotèque municipale lunedi dernier. Voilà l’emission radio qu’ils ont fait. Si vous voulez entendre l’interprétation de Syncopes (par Alain Calandreau et Sébastien Fouillat) il faut aller jusqu’au numéro 3175.

Escucha aquí: entrevista en francés a Rodrigo Rey Rosa y Alan Mills, semblanza de François Augierás a cargo de RRR.

Y premier de ncopes en francés, a cargo de Alain Calandreau, audio a la altura del número: 3175.

¡¡¡Para escuchar también puedes hacer clic aquí!!!

Conducen: Jean-Louis Glenisson y Bernard Coste.

Syncopes, fragment (traduit de l'espagnol par Alba-Marina Escalón):

6 : 04 p.m. :

je connais un autre village, où les enfants rient à la tombée du soir, ils sont bien morts mais riant aux éclats, ils s’amusent avec les chiens qu’ils n’ont jamais eus, ils se sont couverts d’un drap de terre qu’ils savent s’enlever pour faire voler leur cerfs-volants célestes, là-bas, les mutilées de juárez et du guatemala font office de nourrices, elles ne reconnaissaient pas non plus cet inframonde où les petits riront tous les matins qui manquent, oui, ils ont déjà sympathisé avec des gamins violés de bassora et s’éclipsent dans des jeux inouïs, sabino raconte qu’on a dépecé à coups de baïonnette les fœtus de ses cousines, sabino se cachait sous les cadavres, et ensuite, il marchait jusqu’au chiapas pour échapper aux kaibiles1 qui voulaient le gonfler d’Amour à bloc, ce chaos transporte les diamants qui régissent notre insomnie, je connais ce village, c’est là qu’ils ont organisé la Grande Fête où nous voulons tous aller, enclave d’ombres dont une fièvre de glace a effacé la face, aujourd’hui ce n’est plus qu’une énorme blessure, des vapeurs, et on connaît déjà les différentes manières d’écouter le Cœur du Ciel ou de ne pas le faire, oui, c’est la décharnée qui a volé ces vers qui décoraient la place, oui, seul le bruit serait capable d’interpréter aisément la quantité de silence secrété par un hameau fantôme, voilà pourquoi le rire candide des enfants au crépuscule, voilà pourquoi ils jouent dans la fange et ne voient pas leur sang, et cela va durer, notre destin est manifeste, c’est le Cœur du Ciel qui le dit en pleurant

(syncope ii

ces haut-parleurs l’étourdissaient, avec leurs préceptes évangéliques à tous les coins de rue : le pire c’est qu’à la longue, il s’est habitué : l’abîme perfore notre acuité de la même façon, oui, il voyait à peine les visages de ces petits souffrants, il les sentit si égaux à eux-mêmes, si répétitifs dans la douleur de leurs pères, qu’il comprit pourquoi ses coups de poings ne lui faisaient pas mal, il sourit intérieurement, revivant le souvenir de cette ardeur aigre-douce à laquelle il regoûterait quelques années plus tard, grâce au colostrum de certaines nuits torrides passées avec la mère d’un tel)

là je te sens

Photos: Philippe Andrieux.

18 nov. 2008

Guatemala en Les Belles étrangères, en Radio France



Guatemala en Les Belles Etrangères. El Festival de las letras extranjeras, Les Belles Etrangères se lleva a cabo en París desde el 8 al 22 de noviembre; para su 20ª. edición ha invitado a 20 escritores de diez países distintos: Albania, Austria, Canadá, Corea del sur, Egipto, Guatemala, Nueva Zelanda, Polonia, Portugal y Turquía. Les Belles Etrangères es una manifestación única organizada por el Centro Nacional del Libro que representa un escaparate del apoyo del Centro Nacional de Libro a toda la cadena de los profesionales del libro: autores, editores, traductores, libreros, universitarios y bibliotecarios. Rodrigo Rey Rosa, escritor guatemalteco, es uno de los autores que presenta esta edición. Las ediciones Gallimard han publicado este año “La rive africaine”, traducción al francés de “La orilla Africana”( escuchar la entrevista de Escarlata Sánchez a Rodrigo Rey Rosa, acompañado del joven poeta Alan Mills).

Escuchar entrevista aquí.

Image: Radio France International

Dans les pas de François Augiéras

Adjunto este artículo en francés sobre la visita a Perigueux, hogar del alucinante escritor François Augiéras, cuyo último libro fue traducido al español por Rodrigo Rey Rosa. La noche anterior a nuestra llegada a estas grutas en Domme, esa ciudadela maravillosa llena de palacios medievales y cuevas prehistóricas, se había hecho un performance de mi libro Syncopes (a cargo de Alain Calandreau) en la Biblioteca Municipal de Perigueux, donde RRR también hizo una extraordinaria reseña de la vida y obra de Augiéras, ese loco iluminado. Agradezco a Bernard Coste y todos los que hicieron posible esta inolvidable caminata, también a Paul Placet por leer esas extraordinarias cartas en esa cueva-cámara real.

Dans les pas de François Augiéras (http://www.sudouest.com)


Belle rencontre que celle qui s'est déroulée jeudi de novembre à Domme entre Rodrigo Rey Rosa et Paul Placet, sur les traces de François Augiéras. Écrivain guatémaltèque, Rodrigo Rey Rosa a traduit en espagnol l'ultime livre de François Augiéras, « Domme ou l'essai d'occupation », que lui avait fait découvrir Paul Bowles, lui aussi inconditionnel du « Barbare en Occident », lors d'un séjour à Tanger.



« Le divin sentier ».


Invité par la ville de Périgueux dans le cadre des Belles étrangères(1), une manifestation organisée par le Centre national du livre depuis 1987 pour favoriser la découverte de littératures étrangères, Rodrigo Rey Rosa a répondu favorablement à la proposition de se rendre en Périgord tant son désir de marcher sur les traces de François Augiéras était grand. On ne pouvait pas trouver meilleur guide que le « coéquipier » d'Augiéras, Paul Placet, pour accompagner Rodrigo Rey Rosa dans la bastide de Domme et le conduire jusqu'aux grottes où Augiéras aimait se réfugier.


C'est donc avec beaucoup d'émotion que Placet et Rosa ont emprunté « ce divin sentier des falaises », se penchant, comme l'avait fait Augiéras en son temps, « au bord du précipice d'où l'on voit la Dordogne, cent mètres plus bas ». La petite caverne est apparue aux deux nouveaux amis, celle où Augiéras avait « souffert de la solitude et du froid » mais qui était sa « retraite au plus secret de la pierre ». Là, Paul Placet se remémora le jour où il avait voulu accompagner un professeur de musique d'Excideuil qui désirait voir Augiéras. Ce dernier avait refusé, préférant recevoir le visiteur dans l'autre grotte, celle qui se trouve sous le château du Roy. C'est « dans les profondeurs de l'Acropole de Domme », qu'Augiéras avait découvert sa « chambre royale », une « caverne plus vaste qu'une église », qui était pour lui « l'Europe mystérieuse et secrète ».



Cette rencontre aura été, à n'en pas douter, un moment inoubliable pour Rodrigo Rey
Rosa et les personnes qui l'accompagnaient, comme Alan Mills, un jeune poète guatémaltèque.

(1) Les « Belles Étrangères » Pour fêter les 20 ans des « Belles étrangères », le Centre national du livre reçoit jusqu'au 22 novembre vingt écrivains de dix pays : Albanie, Autriche, Canada, Corée, Égypte, Guatemala, Nouvelle-Zélande, Pologne, Portugal et Turquie. À Périgueux, « Étranges Lectures » s'est associé aux manifestations des « Belles Étrangères » et donc a accueilli deux écrivains guatémaltèques, Rodrigo Rey Rosa, découverte des « Belles Étrangères » en 1997, et Alan Mills, jeune poète non encore publié en France.

Photo: Anne Bécheau
Photo: Bernard Coste

14 nov. 2008

SYNCOPES !


(Fragment)
Traduit de l'espagnol par Alba-Marina Escalón

6 : 00 p.m. :
la souillure m’envahit, quiconque dirait que cette nuit je ne fleurirai pas, toute fébrilité pénètre par un halo de lumière indécise, telle une musique obscure et génétique, ma situation actuelle ne me permet pas d’être ému, j’irai sans frein jusqu’au fond, pourquoi ne voudrais-je pas de ce soulagement embrouillé que je suis dans cette dyslalie, j’exige un langage, cette tension est la seule chose qui s’adoucit à mesure du voyage, aïe, distance, tu ne vas pas diriger mon étrange nervure, certains soucis se dissolvent à peine, on précipite l’échange ou le nomadisme des corps, je ne fuis plus ce peuple mais son époque, ces siècles si enclins au crime, j’y inclus les tartuffes et les enfants mangeurs d’enfants, combien d’alcool doit accompagner cet enlisement, combien de grâce perdue dans les escarmouches consanguines, un jour viendra où l’on s’enflammera la tête comme de maudites allumettes, le feu se mettant à calciner toute supplique évanescente qui ne soit pas une blague pour le puissant affligé, aïe, notre histoire ne mène à rien, la rue est jonchée de centaines de corps ayant des marques de morsure entre les jambes, les patrons aspergent de sperme les belles-filles de leurs domestiques, leur recousent un sentier chatoyant de la vulve à l’anus, aïe, il y a quelques jours on a retrouvé dans la poubelle un fœtus incubant des larves et certains assurent que c’était le Rédempteur et que les mouches naissantes notre Saint-Esprit, oui, la page est blanche et noir est le désir, brûlons ce fauteuil, au bûcher les livres, oui, friche ou pas je m’en fiche, comme de ta petite symphonie du nouveau monde, au diable les pasteurs pâques est finie, ici ça sent la débauche mâtinée de famine, à peine verrons-nous de hâves escarbilles, qui donc fera quelque chose de digne, quelque chose pour buter les assassins des côtes, aïe, ça ne sert à rien, je survis grâce aux emprunts et je vois les lumières qui jadis éblouissaient mon rêve, je ne reconnais toujours pas la voix hostile car je la reçois du fond de sa dislocation intime, au point où on en est, tout pourrait se résoudre par un duel magnifique, comme à l’époque, et nous tuer très doucement, a) avec tes mots
on m’a violé mais y’en a pas un qui me croira, moi la pauvre pute, ils me chopent, ils font la bringue sur moi, ils prennent leur pied, ils s’éclatent à éteindre leur petites clopes sur ma carcasse, sérieux je me suis toujours sentie trop moche, de la vraie merde, et maintenant ces connards qui viennent me dire : écoute poupée, sois tranquille, parce que les femmes c'est juste bon à se faire baiser, quel culot putain, j’en ai bavé et pourtant je me souviens à peine de ce qu’ils disaient, tout le reste est dans le noir, putain que ça fait mal là où je pense, comme ça marrache là dedans, moi je vais leur dire si je suis en cloque, salauds, et que ce gosse je l’appellerai carlos julián parce que c’est les seuls noms dont je me souviens : défonce-la julián, passe-la moi carlos, éclate-la, c’est ton tour julián, oui, juste deux noms, mais je sais qu’il a au moins cinq pères, peut-être six, six enculés de flics, aïe, putain de sale nuit, si je les vois je les tue, je jure que je ne laisserai personne t’appeler fils de pute, non mon fils, non mon carlos julián

(syncope i
non, je ne veux pas qu’un seul de mes frères clamse sans jouir, non, du reste je ne m’en occupe pas : leur apaisement laisse à peine la place à cette idée : les poissons bleus ne demandent jamais la permission de scintiller sous nos cuisantes steppes, aujourd’hui c’est le jour des morts, d’où le ton, si je pense au plaisir je pense à Ville lumière, même si elle n’est plus ce qu’elle n’a jamais été, à présent la mode pimpante et sa gaieté sont élimées, il y a ceux qui parlent perchés sur d’illustres podiums ou qui lèvent leur verre à l’éloignement de leur pays, mais à quoi bon agoniser dans ce musée comme le petit d’un chien disséqué, ou des morceaux sculptés illuminant un couturier, ou le vide flagellant que façonne gonzález, si l’on perçoit à peine les artistes se noyant dans des lunettes grotesques, ou les immigrées qui plus tard papillonneront dans les grabats de la cité universitaire)

ici on souffre mais on s’éclate

El realismo trágico de Alan Mills

Por José Córdova

Gabriel García Márquez había considerado que el «realismo mágico» era la única forma de trasladar fielmente la realidad latinoamericana a la escritura, ya que lo «mágico», según él, —aunado, además, a lo «barroco»— sirven para que una obra literaria —en este caso la de Gabo— sea verosímil, es decir, que la narración sea tan o más real, desde el punto de vista de que lo real, “tiene existencia verdadera y efectiva”.

Sin embargo, hubo una generación posterior que pensó que esta escritura «real maravillosa» de García Márquez no era definitivamente verosímil, ya que en las mismas narices de Macondo, existía un país ensangrentado en la violencia, tanto por parte del mismo Estado como por las Fuerzas Armadas y el terrorismo, la que aunada al narcotráfico y ésta, a su vez, a la miseria, el pandillaje y el sicarismo de las grandes urbes, hacían, no sólo de Colombia, sino también de casi toda Centroamérica continental, un territorio sangriento y terrible, casi imposible para seguir habitándola.

Es así que los nuevos escritores (como el colombiano Gustavo Bolívar) crearon lo que luego llegó a conocerse en la literatura latinoamericana como «realismo trágico» —aquí, literatura de los años de la «violencia política»—, pues ésta estaba totalmente desligada de esa excesiva verbosidad, y sin los efectos dramáticos con los que se subrayaba, en las antiguas novelas, lo que se pretendía trágicamente superior, puesto que en sí, lo trágico (violencia, y sólo violencia), finalmente, era el asunto que el novelista del «realismo trágico» quería retratar en su obra.

Y es desde esta perspectiva que Alan Mills (Guatemala, 1979) —utilizando los recursos del lenguaje popular y una «retórica callejera»—, nos da cuenta de la “realidad” de su país y parte de los extramuros centroamericanos (como la frontera mexicana por ejemplo): «me violaron pero quién me va a creer, pinche puta que soy, me levantan, conmigo está su purrún, su chinique, en este pellejo les gusta divertirse y apagar sus cigarritos, en serio que siempre me sentí fea, bien hecha mierda, y ahora estos cabrones viene a decirme: mire manaíta usté tranquila, en gustos se rompen géneros y en petates buenos culos, ve qué de ahuevo, por tanto daño apenas y me acuerdo de lo que decían, […] cómo miarde adentro, igual yo sólo les aviso que ya estoy panzona, cerotes, y que a este hijo le voy a poner carlos julián porque son los dos nombres que recuerdo: dale duro julián, pasala carlos, hacela mierda, te toca julián, sí, dos nombres nomás, pero yo sé que sus tatas fueron al menos cinco, tal vez seis chantes culeros, ay, noche más pisada, si los miro me los quiebro, juro que nunca voy a dejar que te digan hijo de la gran puta, no mijo, no mi carlos julián (p. 10)».

Y es también con esta impronta coloquial, latente en casi todo el libro, que Mills pretende ser cosmopolita —y posmoderno a la vez— para, sólo así, poder comunicarnos el retrato de una realidad social absolutamente violentísima e inhumana. No en vano el filósofo argentino Tomás Abraham postuló el concepto de «realismo trágico para dar una idea del modo en que los nuevos tiempos incidían en la conducta de la gente»; y, puesto que este «realismo moderno no depende de dioses, sino que es un realismo del cálculo de las cosas, pero con un perito mercantil alado (T. Abraham)», —es decir, del libre mercado con su ángel salido de ese capitalismo salvaje del que hablan los marxistas— el discurso trasciende, justamente en una postura casi sociológica más que literaria.

Ahora bien, dado que «los nuevos sujetos del poder son los capitales (Ibíd.)», al fondo siempre quedan los excluidos, los sin tierra, los que no tienen casa ni palabra, y, sobre todo, los inocentes; por eso Mills nos dice: «conozco otro pueblo, uno donde los niños ríen al caer la noche, están bien muertos pero risa y risa, travesiean con los chuchos que nunca tuvieron, se han echado encima una sábana de tierra que saben quitarse para soltar sus barriletes etéreos […]; sólo el ruido interpretaría con soltura la cantidad de silencio que expele una aldea fantasma, por eso la risa confiada de los niños al anochecer, por eso juegan entre el limo y no miran su sangre, esto va a persistir, nuestro destino es manifiesto, lo dice con llanto el Corazón del Cielo (p. 11)».

De ahí que, dejando todo atisbo de artificio metafórico, y por comedido que este ejercicio sea, el poeta utiliza atajos de rudeza, para que, de esta manera, no se altere la traumática realidad que crudamente evoca: «una tarde hermosa, afuera, en la pila de lavar, miré sin querer a cierto pariente mío ultrajando a la muchacha que enjuagaba la ropa, quedé paralizado, iluso quise imaginar algún alivio para ella, no era mucho el ruido, su boca mordía un trapo medio mojado que irradiaba dolientes burbujas engarzándose desde ahí hasta los cielos más desconocidos (p. 20)».

Sólo así, —en esta (y con esta) violencia explícita—, el poeta logra obtener una “pérdida repentina del conocimiento y de la sensibilidad” para postular un origen, es decir, referirse al sexo, (en un proceso de degeneración, en todas sus manifestaciones, tanto consentida como forzada) como una constante primigenia de la violencia, como si a través de él se engendrara todo atisbo de violencia; por ello el sexo se vuelve un trauma: «esas mujeres con sus vulvas chispeantes: flores del mal para este ensueño que muere (p. 21)», del que uno no prevé consecuencias: «por donde debiera pasar el tren no anda tren ninguno, ahí más bien desfila la sífilis, el vih, las diosas del papilomas y demás, ningún piano blanco en esas casuchas de orillera, ningún libro de cabecera para estos galpones polvosos, nuestros vagones abandonados anuncian que nos fracasó el hierro y de noche me siento ciudad no realizada transpirando a través de las llagas de sus putas, esqueleto vacío de volarse en su carne perdida (p. 14)». Es así como desde el inicio del texto hay una especie de autoinculpación: «me voy manchando, cualquiera diría esta noche no floreceré, toda calentura ingresa por un halo de luz desvanecida, tal música oscura y genética, mi situación presente no permite que me conmueva, iré sin freno hasta el fondo, cómo no voy a desear este desahogo si me enredo en la dislalia, quiero un habla, esta tensión es la única cosa que se suaviza en la medida del viaje (p. 9)», la misma que junto a todas estas imágenes truculentas de este «extraordinario poema de una violación permanente y, a la vez, una de las muestras más feroces y alucinadas de la gran poesía latinoamericana de hoy (Raúl Zurita)» descritas en 19 páginas terminan por enfermar, digamos traumar, mentalmente al protagonista: «doctor, doctor, / voy a contarle algunas cosas, / COSITAS / que quisiera olvidar pero no puedo (p. 29)».
·
Síncopes, 36 pp.
Alan Mills
Lima, Editorial Zignos, 2007

2 oct. 2008

Ornitorrincos

Hace poco me ganaba unos centavos adaptando subtítulos de Tintin para la televisión brasileña. Resultó muy curioso hacer ese trabajo sin haber sido nunca especialmente fanático de nuestro civilizador amigo. Lo más interesante fue que descubrí que, en cierto capítulo bastante conocido, Tintin sobrevive a un sacrificio preparado por los incas, gracias que Tintin anuncia un inminente eclipse solar, con lo que la serie parecería intentar fijarnos una idea de superioridad científica occidental que, por suerte, se pondría en duda unos años más tarde a través del cuento "El eclipse", de Tito Monterroso.
No sé si viene a cuento pero por estos días también me pone feliz saber que terminé (junto a José Luis Sansans) de revisar  la traducción al español del libro A ordem secreta dos ornitorrincos (La orden secreta de los ornitorrincos), de María Alzira Brum, un texto transgénero (en su sentido más lúdico y potente) que recomiendo como una lectura divertida e inteligente, en donde quedan cuestionados, de las maneras más simpáticas y aparentemente inocentes, los estatutos de autor(idad) y obra; de la sexualidad como imposición y de la narración como un carril de un único sentido.
Hablamos de un libro en donde incluso quedan desafiados, en clave de ciencia ficción, los rígidos cánones de la belleza actual, entre varias cositas más. Ya aparecerá muy pronto por ahí este texto-fiera, estén atentos.
+ El ornitorrinco sí que es un animal muy divertido.
Y muy bonito o muy feo: tú decides...
Imágenes: Facebook Alan Mills, www.bibliotecaspublicas.es, www.oglobo.com

5 sep. 2008

¡Hágalo usted mismo!

Si la poesía no transforma algo a su alrededor, entonces son puros versos. ¿No?


¡ HÁGALO USTED MISMO! se trata de un laboratorio de discusión creativa, en el que se debatirá sobre nuevos modelos de producción cultural, las redes poéticas y la ficción como posibilidad de reconstrucción de la propia vida y del entorno a través de la presentación de una serie de pequeños proyectos artísticos, especialmente preparados para dicha actividad. Contaremos con la participación de Elena Medel y Juan Carlos Reche, reconocidos poetas españoles, quienes compartirán su experiencia como creadores entrando en contacto con novísimos escritores y productores culturales de Sâo Paulo: Berimba de Jesús (Poesía Maloqueirista), Carol Marossi, Andrea Catrópa (Vacamarela, FLAP!) y Rica P (poeta y artista).




Imágenes: www.nicanorparra.uchile.cl/ , Instituto Cervantes (Sâo Paulo)

19 jul. 2008

Medallo y la fuerza que mueve al sol y las otras estrellas



{p} Espero ansioso el invento de la teletransportación.

{w} Pocos lugares con esta fuerza, esta voluntad de vivir que se respira a cada minuto, a cada metro cuadrado.

{x} Y su festival de poesía, único. Ninguno como éste: la fama del Festival Internacional de Poesía de Medellín es bien merecida y hasta se queda corta.
{i} Las lecturas siempre llenas, desde 100 a 3,000 personas. Y no exagero.
{r} La Medellín nocturna y urbana, la ciudad post-Pablo Escobar, la ciudad de la parapolítica. La desaforada ciudad del Parque del periodista, de los punketos y las muchachas semidesnudas por la calle, los travestis imposibles.
{j} Un día miras frente a ti a 3,000 personas pidiéndote que les leas otro poema. Ya te habías sentado, te habías despedido dando las gracias, cumpliendo con la orden de leer un único poema, sí, te habías sentado y ves que todos te gritan, aplauden, te exigen que te levantes. Te gritan más, revientan sus manos frente a ti. Tu cuerpo se estremece, te llenas de la fuerza que mueve al sol y las otras estrellas. Miras 6,000 ojos al frente como luciérnagas multidimensionales.
{l} Tanto cariño hasta te va provocando miedo, miedo de no poder irse de Medellín.
{n} Me visita una actriz de All' Improvviso y su compañera, nos tomamos fotos. Bailo por aquí y por allá, me hice buen amigo de las niñas de Prometeo, bailo mucho.
{ñ} Se alcanzan a escuchar mis risotadas en medio de la cumbia.
{p} Woodcock durante la lectura de cierre, justo después de mí: “I would like to thank my parents for having sex”.

PostScriptum
: Agora do Brasil, eu tenho que escrever algumas coisinhas en português, mesmo. De momento, vou deixar aqui para vocês um trecho da cronica que escreveu o Eduardo Pitta sobre o Festival de Medellín:

O espanhol Marcos Ana (n. 1920), que vai ter as suas memórias adaptadas ao cinema por Almodóvar, e foi a “glória” do festival, bem como o francês Bernard Noël (n. 1930) ou o suíço Armin Senser (n. 1964), não tinham a seu favor o módico de estranheza de idiomas menos comuns. Os latino-americanos, com a assinalada excepção de Espina, respeitaram o figurino, e não merecem comentário especial, salvo para notar que o guatemalteco Alan Mills (n. 1979) arrebatou a assistência, primeiro com duas anedotas, depois com um poema de inegável qualidade.

30 jun. 2008

Alan Mills: trotamundos con visa de poeta

Por Fidel Celada
Siglo 21 | fcelada@sigloxxi.com

El próximo domingo, a las once de la mañana, Alan Mills compartirá el podio del Parque Biblioteca España, en Medellín, Colombia, con Quchqor Norqobil, de Uzbekistán; Lina Zerón, de México, y Chiranan Pitpreecha, de Tailandia. Los cuatro son parte del centenar de poetas invitados al XVIII Festival Internacional de Poesía de Medellín, el festival más grande del planeta en su género. Desde 1991, el evento ha convocado a cerca de mil poetas de los cinco continentes y a decenas de miles de colombianos y visitantes que durante unos días al año toman la ciudad con licencia para que sus venas líricas exploten mientras abogan por la paz en Colombia y el mundo.

A Mills, de 29 años, que participará en cuatro lecturas de poesía e impartirá un taller de creación poética, lo acreditan sus cuatro libros, publicados entre 2002 y 2007 (lea La obra de Mills, más abajo), y una activa participación en el medio cultural guatemalteco por medios electrónicos e impresos, con ensayos, antologías, columnas de opinión y reseñas. Su militancia en la bohemia local también lo ayudará: se cuenta que las veladas del Festival son de proporciones épicas…


Poesía itinerante

Para Mills, viajar por el mundo gracias a su poesía no es extraño: asiste con frecuencia a festivales en varios países de América y Europa; dos de sus libros fueron editados en México, otro más, en Perú. Su viaje más reciente fue en abril, cuando llegó a Suecia invitado por la Casa de Cultura Latinoamericana de Malmö, la tercera ciudad más grande del país escandinavo. Y el próximo, luego de Medellín, será a Francia, en noviembre, adonde ha sido invitado junto a Rodrigo Rey Rosa para celebrar el 20 aniversario del festival literario Les Belles Étrangères.

Dicho festival, organizado desde 1987 por el Centro Nacional del Libro francés, invita cada año a dos escritores de un país o región geográfica a que visiten durante 15 días, bibliotecas, librerías, escuelas, universidades y centros culturales en Francia; y participen en mesas redondas y lecturas públicas con el fin de acercarlos al público. En esta edición especial de aniversario el Centro invitó a 10 escritores “consagrados”, ex participantes del festival –Rey Rosa asistió en 1997 con Mario Monteforte Toledo, cuando el Festival fue dedicado a Centroamérica–, junto a un escritor emergente escogido por ellos. Como memoria del encuentro se editará una antología en la que los textos de los autores noveles serán presentados por los veteranos.

“Me llena de orgullo haber sido escogido por Rey Rosa, pues lo considero el escritor vivo más importante de Guatemala”, dice Mills, consciente de que esto es importante para una carrera literaria que forja desde que publicó su primer libro, hace seis años. No le resulta extraño que pregunte qué piensa de la curiosa terna (Monteforte/Rey Rosa/Mills) en torno al festival francés, pues Monteforte fue su mentor y maestro. “No creo en las herencias oligárquicas o el traspaso de estafetas. Lo único que puedo decir es que siempre ha habido un (escritor) guatemalteco que me ha tendido la mano”.

Poeta en ascenso

“Nunca quise ser escritor”, dice Mills. “Incluso estudié Derecho en la universidad. Pero después de mi incursión en fallidas bandas de rock, en las que era el autor de la letra de canciones con títulos como “Carne muerta”, me quedó la costumbre de escribir poesía. Pero era algo sólo para mí… hasta que mi madre y mi novia la descubrieron y me convencieron de que no escribía mal”.

Paralelo a estas primeras experiencias literarias, Mills avanzaba en sus estudios y hacía política en la Usac. “Estuve en la AEU (Asociación de Estudiantes Universitarios). Organicé la delegación guatemalteca al XIII Congreso de Estudiantes de Latinoamérica en Cuba, en el año 2000; conocí a Tomás Borge, Daniel Ortega y Raúl Castro, por decirte algo… Pero me decepcioné de las personas a mi alrededor en el movimiento estudiantil. Tanto que ya no quería ser abogado. Lo que me quedaba era escribir”. En este momento conoció a Mario Monteforte Toledo. “Fue en la presentación de un libro… le hablé a instancias de mi mamá, que era jueza en una demanda que él interpuso. Le mostré mis textos y le gustaron”.

Monteforte se volvió una especie de tutor literario de Mills, y a la vez su amigo: “Era alguien muy juvenil en sus ideas sobre la vida… bueno, no podía hablar de rock con él, pero sí de literatura”. Prácticamente abandonó sus estudios universitarios, pero llegaba todas las tardes al apartamento de su maestro, a leer y a organizar su biblioteca; a las cinco en punto, a la hora del té, discutían las lecturas. “Tuve una preparación superior a la de cualquier licenciatura en letras del país”, aventura. “Fue entonces cuando entendí que quería ser escritor, y cuáles eran las opciones que iba a tener –el tipo de vida que esto significaba–, los métodos de trabajo que debía adoptar”.

En esta época, Mills salió a la luz pública. De la mano de Monteforte (respetado por muchos como el último gran pensador guatemalteco) obtuvo contactos, reconocimientos y envidia de no pocos en el medio literario. En 2002 recibió el premio Revelación del año en Letras, otorgado por la Fundación Vicenta La Parra, la Fundación Von Humboldt y el Ministerio de Cultura de Guatemala; publicó su primer libro (Los nombres ocultos), e inició su exposición en medios de comunicación impresos. Se proyectaba como un intelectual serio, incluso pomposo, en ascenso, algo que se contraponía a una generación de escritores levemente mayores que él (Maurice Echeverría, Javier Payeras, Julio Calvo, Estuardo Prado, por mencionar algunos), agrupados la mayor parte en la Editorial X y proclives a una ruptura con la tradición literaria guatemalteca.

“No podía haber sido de otra forma”, dice Mills, examinando el pasado en perspectiva. “Yo debía ser distinto. Y lo fui: desde el principio me presenté solamente como poeta, algo que ahora tiene importancia. En aquel tiempo yo realmente me veía como el próximo John Keats. Pero poco a poco me di cuenta de que no pertenecía a una generación que creció leyendo a los clásicos, sino jugando Atari, viendo videos musicales”.

Autor experimental

La transformación se aceleró luego del deceso de Monteforte, ocurrido en 2003. “Tras su muerte vi como se me cerraban muchas puertas: sus amigos, por ejemplo, ya no me hablaban… Hasta entonces no me había dado cuenta de que Monteforte era la única parte de la tradición que yo respetaba… en realidad no me interesaban todos esos viejos. Entonces empecé lentamente a experimentar”.

Su entorno de amistades se diversificó entre sus contemporáneos; se acercó a la escena underground de la ciudad, y a espacios promotores de la cultura como Colloquia, el Centro Cultural de España y la revista Taxi. En el ínterin, y debido a que considera que el periodismo cultural no refleja lo que está sucediendo en el medio artístico, decidió promocionarse a sí mismo.

“Al principio fui un caradura. En una ocasión contacté a los organizadores de un festival en El Salvador y les dije: ‘Ustedes tienen que invitarme a mí’. Como he dicho en son de broma, después del tercer boleto los demás llegan solos a la puerta de tu casa… Ahora me promociono en Revólver, mi blog (o sea, aquí, jeje). La invitación a Suecia, por ejemplo, se dio en gran parte gracias a lo que ahí publico. Pero debo reconocer que muchas cosas que logré al principio de mi carrera sucedieron gracias a golpes de suerte”.

Las antipatías que generó su rápido ascenso en las letras chapinas resurgen con cada viaje. “Se trata de un mal endémico”, se explica. “Si en vez de tener este perfil mixqueño fuera canchito, a la gente no le extrañarían mis viajes. Mucha gente no puede aceptar que haya aprendido francés, portugués e inglés por mi cuenta, sin provenir de los estratos que regularmente tienen esas oportunidades”.

Al margen de lo que piensan sus detractores, Mills concuerda con quienes le han dicho que
parece que son dos personas distintas las que escribieron Los nombres ocultos y Síncopes, publicado el año pasado. Del verso libre de corte modernista de su primer trabajo a la amalgama de géneros sobrepuestos en la prosa poética del más reciente, hay seis años de evolución. “Ahora tengo una visión de la poesía que responde más al cruce entre un artista conceptual y un escritor tradicional. No hago experimentación por pose, sino como una manera de comunicarme”.

Rey Rosa, cuenta Mills, le dijo cuánto le había gustado su primer libro. “Eso me hizo regresar a mi producción temprana y revalorizarla. Ahora sé que se trata de lenguajes distintos para crear. Estoy seguro de que si quisiera podría escribir un libro de sonetos”.

Aunque no se siente “embajador” de la poesía nacional, Mills llevará consigo libros de algunos colegas compatriotas al Festival de Medellín. Sin embargo, le gustaría organizar junto al Ministerio de Cultura (que en esta ocasión corre con sus gastos de traslado a Colombia), un mecanismo permanente para que jóvenes poetas puedan aplicar a la “plaza” guatemalteca. “El próximo miércoles, durante la presentación y lectura de Testamentofuturo discutiremos sobre el Festival. Quizá se pueda instituir un concurso nacional, con un jurado, en vez de que la nominación sea como hasta ahora, a dedo. A mí, por ejemplo, en esta ocasión me propusieron unos salvadoreños”.




LA OBRA DE MILLS

La poesía de Alan Mills responde esencialmente a dos períodos. Un recorrido por el primero, el más apegado a la tradición modernista, fue compilado en la antología virtual Testamentofuturo (Editorial Libros Mínimos, Guatemala), la cual puede obtenerse gratis en Internet (www.librosminimos.org: su presentación será el miércoles 2 de julio, a las 6:30 p.m., en la librería Sophos).

Este libro contiene una selección de sus tres primeros libros: Los nombres ocultos (Magna Terra Editores, Guatemala, 2002), Marca de agua (Editorial Cultura, Guatemala, 2005), y Poemas sensibles (Editorial Praxis, México, 2005). El segundo período, experimental en su forma y denso en su temática, se observa en su libro más reciente, Síncopes (Editorial Literal, México y Editorial Zignos, Perú, 2007).

Participar en Les Belles Étrangères brinda a Mills la oportunidad para promover Síncopes entre editores interesados. Su traducción al francés se encuentra en proceso, lo mismo que una traducción al portugués. El autor piensa mudarse indefinidamente a Sâo Paulo, Brasil.


EN POCAS PALABRAS

No sólo de poesía

“La poesía no me da de comer, pero sí para viajar”, dice Mills. Ha trabajado como comunicador, bibliotecario y mercadólogo. En breve se trasladará a Brasil, en donde será poeta residente del centro cultural Casa de las Rosas, en Sâo Paulo.

Profesión u oficio

Contrario a lo que la gente pueda pensar, presentarse como poeta puede ser contraproducente. “Me ha pasado que dejo de gustarle a algunas chavas cuando digo a qué me dedico...”.

Años de juventud

La educación secundaria la recibió en el Colegio Don Bosco, conocido por el Festival Juventud. Ya entonces se inclinaba por el arte. “Participé como actor en 'El proceso de Locullo', de Bertolt Brecht. Ahí aprendí de la disciplina en el arte”.

Mala maña

“De mis años en la universidad me quedó la manía de colaborar en distintos proyectos”. De esta cuenta, ha editado la antología Sin casaca para el CCE, y cofundado la ahora extinta revista virtual Rusticatio.

Fotos: Paula Morales Vargas, Siglo XXI.

29 jun. 2008

Pensando, por la tarde

{o} Los que imaginan a Guatemala en el corazón del Caribe no saben lo que son estos nuestros días de lluvia y frío.
{p} Difícil manejar un carro, por ejemplo. Y las calles no siempre ayudan.
{r} Ideal para quedarse en casa, leyendo, escuchando música y perdiendo el tiempo.
{s} Recuerdo cuando niño, llovía mucho más, tengo decenas de meses mojados en la memoria.
{t} Mi hermano menor, Roger, siempre más atrevido.
{u} 6 años menor, pero 10 centímetros más alto.
{v} Sigue siendo más aguerrido, pero también es más noble.
{w} Otro hermano: Javier. Cuando conversamos nos deberían medir la cantidad de tiempo que pasamos riéndonos.
{x} De nosotros mismos, principalmente.
{y} Javier me mostró el libro de Julio Calvo, extraordinario, a simple vista, pero no pude leerlo completo.
{z} Lo escribió hace 10 años, con ese cuento (Megadroide Morfo 99 Contra el Samurai Maldito) ganó el extinto concurso de Bancafé-El Periódico del año 98.
{a} Muy divertido y lúdico, sobre todo, curiosa colisión de audacia y precisión idiomática.
{b} La última vez que me encontré a Julio Calvo Drago, hace un par de semanas, no me habló de su nuevo libro y la edición de lujo que le prepararó Editorial Cultura, sino que me mostró la foto de su bebé recién nacido. Un niño muy bonito.
{c} Esas personas que saben lo que es importante.
{d} Como el otro Julio, el Serranillo, huracán de Xela.
{e} Agitó a las masas (no las cárnicas, ejem) con su megaperformance de Poesía vs. Chinique, también hace un par de semanas.
{f} Notable.
{g} Lo malo que nos malacostumbramos... ahora con menos de 100 personas en una lectura nos sentimos muy solos...
{h} Porque no llegó menos público a la actividad de Poesía vs. Cromosoma XX.
{i} Excelentes todas las escritoras, sin excepción. En mi humilde gusto quedará grabado por siempre el cuento de Lucía Escobar (inevitable pensar en algún día hacer un cortometraje con él), un poema de Claudia Navas (haciendo que Bukowsky pareciera un gatito de angora) y otro de Maya Cú (con el que me identifiqué muy particularmente). Lorena Flores, siempre precisa y elegante.
{j}
De verdad sobresalientes las fotos de Paula Morales, también.
{k} Lo femenino hace al mundo más habitable, quién lo niega.
{l} Como la música senegalesa.
{m} Como aquello que te conté.
{n} Vos sabés.
{ñ} Como el vino, como la lluvia.

Imágenes: Jaguar Love, www.ordinarialocura.blogspot.com